Au menu du Hong Kong de Montréal… pas sûr que ça me tente

journal le devoir

Pas trop invitant vraiment pa sûr d’y aller

Je lisais dans le devoir la description donnée du restaurant le Hong Kong  1023, boulevard Saint-Laurent, Montréal,

Le restaurant Hong Kong du boulevard Saint-Laurent ressemble à n’importe quel restaurant chinois du genre, où le rouge fluo est bien présent. Rien pour attirer l’oeil, rien de coquet non plus: on se sent plus dans une cafétéria que dans un vrai restaurant.

Les ustensiles usés et la vaisselle défraîchie traduisent l’âge de l’endroit. Émilie constate tout comme moi que l’intérêt du lieu réside plus dans l’assiette qu’à côté. La musique de la radio, entremêlée de commentaires, n’apporte rien de réjouissant.

Si le choix des vins est très limité (cinq ou six), sans compter un saké qui n’a rien de chinois, la carte, elle, compte cinq pages avec environ 80 choix de plats établis par section: soupes, plats principaux avec sous-catégories, légumes, riz…

Comme on partage tout dans la cuisine chinoise, tout est disposé pour que les convives puissent goûter à l’ensemble. Des huîtres géantes du Pacifique, cuites avec une sauce soya épicée, ont constitué l’entrée du repas.

Dommage, car la cuisson trop longue des huîtres et la sauce soya à l’échalote verte ont fait perdre toutes ses qualités au mollusque. Une soupe au tofu avec des algues qui se présentaient de façon opaque était accompagnée de poulet. On devinait le côté aigre-doux piquant qu’on associe davantage aux soupes de Sichuan que de Canton.

Une autre soupe choisie par Émilie se composait d’asperges blanches en conserve et de blanc d’oeuf battu à la façon d’une stracciatelle italienne. Cette soupe, à l’inverse de l’autre, était plus fade et dénuée d’intérêt.

Pourquoi le poulet du général Tao fascine-t-il autant les clients des restaurants chinois? Pour une fois cependant, la friture semblait correcte et le poulet, bien assaisonné, s’est laissé apprécier. J’avais moi-même opté pour le sauté de légumes et de poisson sauce d’huîtres.

On s’évertue à proposer de la sole alors qu’il s’agit en fait de plie ou de carrelet, d’ailleurs tout aussi bons. Croquants à souhait, les légumes accompagnaient le filet de poisson et sa sauce d’huîtres trop salée.

Voilà un restaurant bien éloigné des grands établissements de Hong Kong. On vous y sert des semblants de canard laqué et de crêpe froide au tamarin. Si les aquariums tentent de distraire le convive, on semble vous prier de quitter les lieux dès 21h30 lorsque le serveur tente de vous évincer en lavant le sol et en répandant des effluves d’eau de Javel.

Plus: pas cher pour se nourrir. Prix pour deux personnes avec une bouteille de vin blanc, sans dessert, taxes et service compris: 79,40 $. 

Moins: rien à voir avec la vraie cuisine de Hong Kong, qu’on nomme cantonaise.source:http://www.ledevoir.com/

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