Géographie du pétrole:L'environnement/Hausses de pétroles de 1973 à aujourd'hui

Terminal Pétrolier

Géographie du pétrole

Marginale au début du XXe s. (97 Mt en 1920), encore relativement faible à la veille de la Seconde Guerre mondiale (284 Mt en 1939), la production de pétrole s’est fortement accrue après celle-ci, et notamment de 1960 (1 050 Mt) à 1973 (2 860 Mt), assurant, cette dernière année, 47 % de la consommation énergétique mondiale.

Les chocs pétroliers de 1973-1974 et 1979-1980, se traduisant par des hausses considérables de prix (liées à la conjoncture internationale, à la prise de contrôle de l’exploitation par les pays producteurs, évinçant les grandes compagnies internationales), ont provoqué le ralentissement de la croissance de la production.

Cette quasi-stagnation est à la fois cause et effet de la crise économique concomitante, de la concurrence accrue d’autres sources d’énergie et d’économies d’énergie.
Il en est résulté une atténuation de la prépondérance pétrolière dans la consommation d’énergie (moins de 40 % aujourd’hui) et, l’offre excédant la demande, un affaiblissement du cartel (O.P.E.P.) groupant une part notable des grands vendeurs ainsi que, jusqu’en 1990, une baisse des prix presque aussi spectaculaire que leur montée.


Aujourd’hui, le Moyen-Orient n’assure plus que le tiers de la production mondiale (près de 40 % en 1973 et 1974). L’Arabie saoudite est le premier pays producteur devant la Russie, les États-Unis, l’Iran, le Mexique et la Chine. L’O.P.E.P. (le Moyen-Orient en premier lieu) assure encore plus de 50 % des ventes de pétrole brut sur le marché international (portant au total sur plus de 1 milliard de tonnes) et concentre environ 60 % des réserves mondiales (estimées globalement à 160 milliards de tonnes, dont 90 milliards au Moyen-Orient). Ces réserves demeurent généralement les plus accessibles techniquement. À ce dernier point de vue, la part de pétrole « sous-marin » dépasse 30 % du total extrait.

Le pétrole et l’environnement

Les accidents de plates-formes et les échouages de pétroliers engendrent des marées noires, tandis que les incendies de réservoirs ou les accidents au cours des transports terrestres provoquent de graves dommages locaux.

Dans de nombreux pays, en particulier en Occident, le pétrole est de moins en moins employé pour la production d’électricité, mais il reste en position de quasi-monopole comme carburant pour les transports.

Cela ne peut donc que contribuer à l’accroissement, dans l’atmosphère, du taux de dioxyde de carbone, gaz à effet de serre, et ce malgré les recherches sur le moteur « propre » ainsi que l’emploi des carburants « verts ».

Les évolutions qui pourraient, par exemple, réserver le pétrole à la pétrochimie, du fait de son exceptionnelle richesse chimique, ne seront donc que très lentes et très progressives. Réf: Encyclopédie multimédia de Larousse 2008

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