Industrie du pétrole:De la chaîne pétrolière à la pompe

Hebdoweb Actualité internet en bref plus Les experts prédisent que les prix à la pompe risquent plus d’augmenter que de descendre, et qu’il est possible que dans certaines provinces, dont le Québec, le litre d’essence atteigne 1,50 $ dans les prochains mois.

Puisque la demande pour l’essence ne diminue pas, il n’est pas utopique de croire que le litre pourrait même atteindre les 2$ dans un avenir rapproché Réf: Lcn

 Exploration et forage

L’exploration, appelée aussi prospection, a pour but la recherche de nouveaux gisements. Elle comporte des études géologiques et géophysiques, pour déceler les pièges, puis un ou plusieurs forages d’exploration. L’épuisement des gisements traditionnels a largement favorisé l’exploration de bassins sédimentaires d’accès difficile, tels que ceux localisés dans les zones arctiques et/ou marines. L’exploration pétrolière marine s’est poursuivie d’abord dans des mers calmes et peu profondes, puis dans des zones plus profondes et plus hostiles comme la mer du Nord ou le Labrador.

Développement et mise en production des gisements

Si le gisement se révèle commercialement exploitable, de nombreux autres puits, appelés puits de développement, sont forés afin de drainer une quantité maximale d’hydrocarbures. Leur nombre peut varier, suivant la taille du gisement, d’une dizaine à plusieurs centaines. Par simple décompression du gisement, on ne récupère qu’une très faible proportion des quantités d’hydrocarbures en place, que l’on peut cependant accroître sensiblement grâce aux possibilités de stimulation et de pompage du gisement. Ce type de récupération, qui ne met en œuvre que l’énergie propre du réservoir imprégné et de son aquifère, est souvent qualifié de primaire. Pour améliorer le taux de récupération et prolonger la durée de production, il est nécessaire de maintenir artificiellement la pression du gisement soit par injection d’eau, soit par recours à la récupération assistée.

Transport

L’éloignement des zones productrices et des grands centres de consommation a nécessité la mise en place d’infrastructures et de moyens de transport spécifiques à l’industrie pétrolière : navires pétroliers, ou tankers, et pipelines.

Raffinage

On dénombre autant de qualités de pétrole brut que de gisements ; elles diffèrent entre elles non seulement par leurs propriétés physiques (densité, viscosité, etc.), mais surtout par leurs compositions chimiques.

Outre les quatre types fondamentaux d’hydrocarbures (paraffines, oléfines, naphténiques et aromatiques) qui se trouvent en proportions très variables d’un gisement à l’autre, le pétrole contient diverses substances, telles que soufre, eau salée, traces de métaux qui le rendent pratiquement inutilisable à l’état brut. Le raffinage est l’ensemble des opérations et procédés industriels mis en œuvre pour traiter et transformer, au moindre coût, le pétrole brut en produits finis.

L’opération fondamentale du raffinage est la distillation fractionnée continue, dont la plupart des produits font ensuite l’objet de traitements supplémentaires pour en améliorer la qualité : reformage catalytique de l’essence lourde, hydrodésulfuration du gazole. On obtient finalement toute une série de produits répondant aux besoins des consommateurs : carburants, essences spéciales, combustibles et produits divers.

Quand la simple distillation de bruts classiques ne permet pas de satisfaire, dans les proportions requises par le marché, la demande quantitative de produits pétroliers, il faut adjoindre, aux procédés de raffinage classiques, des unités de conversion.

Parmi les plus courants, les procédés de craquage catalytique, de craquage thermique et d’hydrocraquage permettent d’obtenir des produits « légers » par dissociation des structures moléculaires des produits lourds.

Stockage, transport et distribution des produits finis

Le stockage permet d’assurer la régularité de l’approvisionnement des consommateurs, compte tenu des fluctuations saisonnières de la demande ou des variations dans l’approvisionnement en pétrole brut, et de réduire le coût de transport des produits finis en permettant le transfert de grosses quantités.

De la simple cuve aux immenses stockages souterrains (en formation saline, par exemple), il peut prendre des formes très variées. Les moyens de transports massifs, donc peu coûteux (pipelines, caboteurs, wagons ou gros camions-citernes), sont d’une manière générale utilisés pour la livraison en droiture des consommateurs utilisant de grosses quantités d’un même produit, tels que centrales électriques, usines, aéroports, etc.

Pour les livraisons de petites quantités (carburants pour les stations-service, fuel domestique pour le chauffage des particuliers), le transport se fait uniquement par camions-citernes.réf: Encyclopédie multimédia Larousse 2008

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