L'agression humaine contre la Terre

Pollution source de la photo Encyclopédie Larousse 2008

L’agression humaine

L’activité humaine peut perturber gravement le fonctionnement des écosystèmes, voire les régulations de la biosphère dans son ensemble. Elle produit ses effets sur plusieurs fronts à la fois, en détruisant des espèces et des écosystèmes, en épuisant les ressources fossiles, et, enfin, en provoquant d’importantes pollutions.

Impact sur la nature

Il n’est pas de société humaine dont l’activité soit sans impact sur la nature : la pratique du feu, les coupes de forêts pour le défrichement, l’enlèvement de l’humus (écobuage) ont, entre autres, largement contribué à la dégradation des milieux naturels, conduisant parfois à une véritable désertification. Aussi, il n’existe plus guère d’espaces à la surface de la Terre qui ne portent l’empreinte des activités humaines. Le couvert végétal a été profondément modifié ; le processus de déforestation au profit de l’agriculture se poursuit à un rythme sans précédent, surtout, en forêt tropicale.

L’urbanisation accélérée

L’urbanisation accélérée, les nouveaux programmes autoroutiers, le bétonnage des zones littorales fragiles, aggravent les dégradations de manière bien souvent irréversible. À l’échelle de la planète, la stérilisation des sols, leur érosion et la désertification qui s’ensuit résultent des atteintes au couvert végétal. Ce phénomène privera très rapidement les générations futures d’une énorme part de ressources. Ainsi, depuis à peine un siècle, ce sont plus de 10 millions de km2 (soit 15 % des terres utilisables), situés surtout en Asie et en Afrique, qui ont été perdus par ces processus. La destruction du couvert végétal, c’est-à-dire la destruction d’écosystèmes entiers porte un coup fatal à de nombreuses espèces animales, bien plus que n’avaient pu le faire la pêche ou la chasse pratiquées sans limites.

Matières premières non renouvelables

La pression humaine sur les ressources s’exerce aussi par l’extraction des matières premières. Lorsque celles-ci sont non renouvelables (charbon, pétrole, phosphate), on court le risque d’un épuisement. Parier sur la découverte indéfinie de nouveaux gisements n’est pas une hypothèse sérieuse. Il faut aussi comprendre que les ressources en théorie renouvelables – comme les ressources biologiques – ne le sont que si l’on ne prélève pas sur les écosystèmes au-delà de leur productivité et si l’on préserve les conditions de leur pérennité.

À côté de la destruction pure et simple des écosystèmes, et de l’épuisement des ressources, les activités humaines ont aussi pour conséquences nuisances et pollutions. La pollution correspond à une dispersion dans l’environnement, soit de produits de synthèse, souvent non biodégradables, soit de produits que l’on trouve à l’état naturel, mais dont l’excès rend le recyclage impossible.

Combustions d’origine industrielle et domestique et des rejets des moteurs automobiles

La pollution atmosphérique provient surtout des combustions d’origine industrielle et domestique et des rejets des moteurs automobiles. Les effets de l’augmentation de la teneur en gaz carbonique de l’atmosphère sont au tout premier plan des problèmes les plus graves : elle est passée de 268 à 350 ppm (parties par million) en un siècle. La conséquence la plus importante pourrait être l’augmentation de la température par effet de serre, avec une élévation du niveau de l’océan mondial estimée à 1,50 mètre d’ici l’an 2050. Les effets du gaz carbonique viendront s’ajouter aux pollutions classiques avec le gaz sulfureux (SO2, responsable de l’acidité des pluies, avec les hydrocarbures imbrûlés, etc.).

La pollution des eaux a atteint, dans certaines régions, des proportions catastrophiques. Aux rejets urbains et industriels bien connus s’ajoutent, depuis quelques dizaines d’années, les pollutions d’origine agricole, sensibles, sous forme diffuse (nitrates), là où l’on pratique l’agriculture intensive. Les sols eux-mêmes sont affectés par les pratiques de l’agriculture moderne, notamment à cause d’une mauvaise répartition des engrais et de l’emploi abusif des pesticides ou herbicides, lourd de conséquence.

Produits radioactifs rejetés par les activités nucléaires

Bien d’autres pollutions menacent l’ensemble des milieux. C’est le cas pour les divers produits radioactifs rejetés par les activités nucléaires, civiles ou militaires, et dont les effets persisteront dans l’environnement pendant des dizaines de millénaires. Le plutonium, par exemple, a une période de demi-vie de 24 000 ans.
Considérés ensemble, ces problèmes représentent un danger pour l’humanité et pour la vie elle-même. Les conditions d’existence des générations futures sont tributaires d’une action internationale rapide, scientifique, mais aussi économique et politique.

réf: Encyclopédie Universelle Multimédia Larousse 2008

Une réflexion au sujet de « L'agression humaine contre la Terre »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *