Tradition et devoir: La Toussaint ou Jour des morts en France et au Québec

Paule va visiter toutes les tombes de sa famille. Samedi, elle viendra avec ses deux fils se recueillir à Vaufleury.

Tradition et devoir en France à la Toussaint

La ville de Laval est située dans la partie Ouest de la France

Selon le site web Lavalmaville.com Les cimetières lavallois se parent de mille couleurs pour la Toussaint. Chaque famille tient à honorer ses morts.

« On fleurit les tombes de la famille par respect du souvenir. Pour faire savoir que l’on n’oublie pas nos disparus », explique René-Pierre. « Moi, je n’aime pas voir une tombe sale, s’exclame Geneviève, de Saint-Berthevin. Je préfère qu’il n’y ait rien sur une tombe plutôt que de voir des fleurs fanées. »

Ce mercredi matin, au cimetière de Vaufleury, les familles arrivent en voiture, pots de fleurs dans une main, balai et éponge dans l’autre. « On ne vient pas le jour même de la Toussaint, continue Geneviève, il y a trop de monde. On rencontre des gens et je n’aime pas ça. On vient avant ou après. » suite sur le site Lavalmaville.com

Tradition d’autrefois au Québec

Cimetière

La Toussaint  et le Jour des Morts 

On confond souvent le 31 octobre, fête de l’Halloween, le 1er novembre qui est le jour de la Toussaint et le 2 novembre où l’on célèbre le Jour des Morts. Journal de Montréal 
 
La Toussaint, comme plusieurs fêtes chrétiennes d’ailleurs, nous vient directement du calendrier celtique. Les Celtes célébraient le passage de la fin de leur année et le début de l’hiver.

Selon l’historien québécois Jean Provencher dans son livre «Quatre saisons dans la vallée du Saint-Laurent» aux Éditions Boréal paru en 1996, c’est au 9e siècle que l’Église catholique commence à s’inquiéter de la persistance des croyances anciennes et ce, malgré l’évangélisation des contrées celtiques. Elle aurait alors cherché à les remplacer par une fête. C’est de cette façon que la Toussaint, célébrée le 1er novembre serait arrivée.

Déjà, écrit Jean Provencher
, en Bretagne, jusqu’à la fin du 19e siècle, on croyait que les trépassés sortaient des cimetières la nuit de la Toussaint pour se balader par les chemins. Et au Québec, c’est à partir du régime français que l’on célèbre la Toussaint et le Jour des Morts à la manière catholique.

Ces fêtes sont chômées et on y attache l’obligation d’assister à la messe. Dans toutes les paroisses, le Jour des Morts, on sonne le glas et, vieille coutume française, on procède à la criée des âmes. Les paroissiens apportent un peu de tout. Ces biens sont soumis à l’encan et les sommes recueillies vont au curé chargé de chanter les messes pour les âmes des fidèles défunts.

L’historien cite des exemples où à Saint-Jean-Port-Joli, à Saint-François de Montmagny, à Sainte-Brigitte-de-Laval et en Beauce, on se gardait de sortir le soir de la Toussaint, car les morts rôdaient sur la Terre! Et le lendemain, jour férié, on évitait de labourer la terre de peur qu’il y coule du sang dans les sillons. Source Espaceparentscanoe.ca

Le Québec a délaissé ces traditions plus haut mentionnées.

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