Le sapin de Noël (le plus) écolo

29 novembre 2008 Environnement Écologie

Comment respecter la tradition du temps des fêtes
En faisant un sapin de Noël à des conséquences écologiques

Naturel ou artificiel? Que le sapin (le plus) écolo s’élève!

Le sapin artificiel

Vous trouverez dans le commerce des sapins artificiels imitant à s’y méprendre les sapins naturels. Cette option présente quelques avantages: les sapins artificiels durent longtemps s’ils sont bien entretenus et rangés à l’abri de la lumière qui pourrait les décolorer; ils sont peu onéreux puisque leur coût est réparti sur plusieurs années.

Du point de vue écologique, toutefois, la grande majorité des environnementalistes s’entend pour dire que les sapins artificiels demeurent la moins bonne solution pour égayer l’esprit des fêtes: ces arbres sont, pour la plupart, faits de plastique, un résidu du pétrole, et d’aluminium, un mélange composite non recyclable.

Leur fabrication génère des émissions polluantes et leur transport, la plupart provenant de Chine, consomme aussi beaucoup d’énergie. Une fois leur durée de vie utile terminée, ils mettront quelque 400 ans à se dégra¬der dans nos dépotoirs. Et s’ils pren¬nent feu, ils émettront alors des vapeurs toxiques.
 
Le sapin naturel cultivé

L’industrie du sapin cultivé s’est développée au Québec au milieu des années 1960. Elle compte aujourd’hui près de 300 entreprises et fournit plus de 30 % de la production canadienne. Elle exporte aux États- unis, au Mexique, au Venezuela et même en Allemagne. Ses producteurs évoquent volontiers les nombreux avantages qu’offrent leurs arbres, en plus de dégager une odeur agréable dans la maison.

Les sapins cultivés absorbent du dioxyde de carbone (COJ et produisent de l’oxygène (par contre, une bonne partie du CO2 absorbé sera relâché dans l’atmosphère lors du compostage ou du brûlage des arbres); par ailleurs, les sapins cultivés améliorent la stabilité du sol et réduisent ainsi les risques d’inon¬dations dues à l’érosion par les vents ou les eaux; ils offrent un milieu favorable à la faune locale.

Quelsques conseils sauf que…

Pour obtenir des arbres fournis et sans défaut, les producteurs doivent se servir de fertilisants et de pesticides qui ont des effets sur le milieu, surtout si celui-ci comporte des cours d’eau.

Toutefois, conformément à la réglementation du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, les producteurs doivent se doter d’un plan de gestion des fertilisants qui contrôle en partie leur utilisation. Quant aux insecticides, ils les utilisent pour lutter contre les pucerons en cas d’invasion seulement, et aussi l’année de la récolte pour s’assurer d’avoir le plus beau ramage possible.

Ainsi, les producteurs de sapins emploient actuellement cinq fois moins de pesticides qu’il y a dix ans. Selon plusieurs environnementalistes, cette baisse – quoique encourageante – est insuffisante. ils souhaitent aussi que les producteurs remplacent le Diazinon, un pesticide à large spectre nuisible pour la biodiversité, par un savon insecticide ou du Bt, une bactérie spécifique, pOUl’ lutter contre les chenilles.

il faut aussi ajouter au coût environnemental du sapin de Noël cultivé sa coupe, son transport jusqu’aux consommateurs, son ramassage et son recyclage … Le cycle de vie d’un sapin est de sept à dix ans; pour une utilisation décorative de quelques semaines assurant le maintien de notre tradition, il y a donc un prix à payer, d’autant plus qu’il faut attendre une dizaine d’années avant de pouvoir réutiliser à d’autres fins une terre qui a supporté une monoculture de sapins.

Malheureusement, si quelques producteurs québécois ont essayé de cultiver des sapins biologiques à grande échelle, l’expérience ne s’est pas révélée rentable jusqu’ici, notamment parce que les consommateurs exigent un arbre sans défaut.
 
LE «SAUVAGEON»
Quoique de moins en moins populaire en raison de son apparence plus dégarnie, le sapin naturel qui a poussé librement en forêt n’a demandé aucun produit chimique lors de sa croissance et se démarque des sapins cultivés qui se ressemblent tous. il apparaît comme la meilleure solution, à moins que celui qui vous le vend ait endommagé ou perturbé la niche écologique en en coupant un trop grand nombre. Difficile de vérifier … Si vous le coupez vous-même, veillez à ne pas le faire dans une forêt privée; votre facture de Noël pourrait alors augmenter substantiellement! 

D’autres idées vertes

Au lieu d’utiliser un sapin, décorer vos plantes intérieures ou achetez un cyprès, un petit conifère peu coûteux et susceptible de survivre de nombreuses années dans la maison. (Décoration chez-soi no.323Luc Gonthier)

Une réflexion au sujet de « Le sapin de Noël (le plus) écolo »

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