Kovalev se vide le coeur pendant près d'une demi-heure

Kovalev se vide le coeur pendant près d'une demi-heure

Mise à jour: 08:40 Sport

Les relations entre Guy Carbonneau et Alex Kovalev

Kovalev aurait aimé que Carbo lui donne des réponses à ses questions

L’incompréhension.

«Il m’est arrivé de réchauffer le banc. Lorsque cela arrivait, je n’étais pas en colère contre l’entraîneur même si j’étais déçu. Mais je m’interrogeais sur les objectifs qu’il pouvait avoir à ce moment-là.

J’aurais aimé savoir, par exemple, pourquoi il faisait appel au troisième trio et même au quatrième trio en supériorité numérique. Est-ce que c’était pour me punir, me lancer un message ou donner confiance à d’autres joueurs? Moi, j’aurais aimé le savoir.

En colère

«Je n’ai jamais été en colère contre l’entraîneur, a-t-il insisté. Cela n’aurait rien donné, ni pour moi, ni pour l’équipe. Mais j’aurais aimé comprendre.»

Kovalev se dit par ailleurs désolé pour Carbonneau

«Je me souviens d’avoir fait la navette entre les mineures et la Ligue nationale à mes débuts. J’avoue que j’aurais aimé me retrouver dans la situation des jeunes d’aujourd’hui. Ils accèdent à la LNH tellement rapidement.»

 

«J’ai eu plusieurs entraîneurs qui ont perdu leur emploi. Ce n’est jamais plaisant. A Pittsburgh, Herb Brooks a été congédié, de même qu’Ivan Hlinka. On se sent toujours une part de responsabilité quand ça arrive.»

Au sujet des problèmes du Canadien, Kovalev se pose bien des questions

 

Selon Kovalev: «Les problèmes de l’équipe ne sont pas le fait d’un seul homme. Nous sommes tous responsables. Les gens se seraient rendu compte de quelque chose si les joueurs avaient voulu la tête de l’entraîneur. Ces choses-là se voient très bien.»

Kovalev affirme n’avoir jamais discuté de Carbonneau lorsqu’il a eu ses entretiens avec Gainey. «On a parlé de mon jeu mais pas de l’entraîneur. Ce n’est pas mon domaine.»

«J’ignore quand s’est produit le changement, admet-il. Je crois qu’il s’agit simplement d’un manque de confiance. On se retrouve aujourd’hui à pourchasser l’adversaire pendant une bonne partie du match. C’était assez évident contre le New Jersey.»

Kovalev ne s’oppose pas à être jumelé à des jeunes.

«Je leur dis d’être eux-mêmes, de ne pas s’occuper de moi, que je vais m’ajuster à leur jeu, explique-t-il. Je me souviens d’avoir vécu la même adaptation à mes débuts. Je jouais avec Mark Messier et j’étais tellement impressionné. Il est venu me parler et ça m’a calmé.»

Réf: La Presse Canadienne  Le Devoir 

 

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