Les soldats canadiens au bout du rouleau

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Défense Nationale & Forces Canadienne

 *Après sept ans de combats en Afghanistan, l’armée de terre canadienne est au bout du rouleau, selon les analystes militaires consultés par La Presse. Les soldats ne prendront peut-être pas des cours de yoga mais, «quand la mission sera finie, en juillet 2011, ce ne sera pas le temps de les envoyer au Darfour», dit l’ex-colonel Michel Drapeau.

L’armée est «tellement sollicitée» qu’il faut songer à suspendre ses opérations pour un an à son retour d’Afghanistan, a-t-il déclaré. Une pause essentielle pour permettre aux soldats épuisés de reprendre des forces.

La situation est déjà critique. L’élastique est étiré à son maximum, bien qu’il reste encore deux ans à la mission, de dire M. Drapeau. «On est juste sur la ligne. Il ne faudrait pas pousser tellement plus. Je pense qu’en 2011 il va y avoir un grand soupir de soulagement. Espérons qu’il n’y aura pas de crise d’ici là parce qu’on n’aura pas les moyens d’y répondre.»

Un «signe d’usure» qui ne trompe pas, c’est le nombre croissant de départs, surtout de militaires d’expérience. Après deux, trois, ou même quatre déploiements de six mois chacun en Afghanistan, bien des pères de famille «en ont assez de cette vie de nomade et des risques associés», dit M. Drapeau.

«Le recrutement n’est pas suffisant pour combler ces pertes, explique le major-général à la retraite Terry Liston. On recrute entre 7000 et 8000 soldats par année, mais on en perd autant.»

La cause principale de ces départs massifs, c’est «le rythme exagéré d’activité associé à la mission en Afghanistan, qui engendre du stress, des burnout et un certain chaos administratif parmi les cadres et la troupe», selon M. Liston.

«Il n’y a pas assez de troupes pour maintenir le roulement des unités, explique-t-il. On déplace les soldats d’un endroit à l’autre pour combler le manque d’effectifs dans leurs rangs. L’essentiel du moral d’une armée, c’est la camaraderie, la cohésion des unités. Les gars s’attachent à leur régiment et, lorsqu’on les ballotte d’un endroit à l’autre pour boucher des trous, cela les décourage.» «Écrit Isabelle Hachey La Presse pour lire la suite sur Cyberperesse »

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