Le commandant 22e Régiment de Valcartier dit à son bataillon en Afghanistan: Pensez à "Astérix et Obélix".

Le commandant 22e Régiment de Valcartier dit à son bataillon en Afghanistan: Pensez à "Astérix et Obélix"./ Le Lieutenant-colonel Paul est originaire de la communauté autochtone de Wendake, mieux connue sous le nom du Village des Hurons dans la banlieue de Québec

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KANDAHAR, Afghanistan –

C’est l’exemple que le commandant du Royal 22e Régiment de Valcartier, Jocelyn Paul, donne à ses soldats pour les préparer à l’insurrection en cours en Afghanistan, une insurrection typique qui est "d’abord et avant tout un problème politique".

En phase de déploiement dans la province de Kandahar, le Groupement tactique du 2e Bataillon du Royal 22e Régiment arrive dans une période cruciale: 17 000 soldats américains sont en voie d’intervenir en renforts, les élections présidentielles afghanes sont prévues en août, le Canada adopte une nouvelle stratégie et, de surcroît, le haut-commandement de l’OTAN dans la Région Sud a annoncé récemment l’intensification des combats, dont pourrait dépendre l’avenir du pays.

"C’est l’exemple que je donne à mon bataillon: Astérix et Obélix", a imagé Jocelyn Paul dans une entrevue à La Presse Canadienne sur la base aérienne de Kandahar.

Il y a moins de deux semaines qu’il est arrivé, il a déjà fait une tournée des lieux, il a déjà dû composer avec la mort d’une de ses soldates 24 heures avant la passation des pouvoirs entre ses mains, son temps est compté à la minute près, mais il répond sur le ton calme de la confidence, dans un style pédagogique…

"Vercingétorix, le chef gaulois (qui a combattu Jules César), c’est un insurgé qui ne voulait pas se plier au pouvoir romain", a soulevé celui qui dirigera les troupes du Groupement tactique pour les six prochains mois.

Là s’arrête l’allégorie des deux sympathiques Gaulois: la guerre ici n’a rien d’une guerre enfantine de bande dessinée, car les "talibans ne font pas dans la dentelle", a-t-il précisé. Toutefois, ils sont en révolte contre le pouvoir central de Kaboul, soutenu par la coalition de l’OTAN, comme Astérix et Obélix affrontaient l’empire romain.

Pas besoin non plus d’aller puiser des exemples aussi loin que la Guerre des Gaules, puisque les insurrections ont été nombreuses au XXe siècle, a rappelé celui qui a forcé tous les commandants sous lui "à lire énormément" de doctrine anti-insurrectionnelle, pour s’adapter, aller au-delà de la guerre classique à laquelle les armées sont habituées
 

"L’insurrection, c’est d’abord et avant tout un problème politique et l’outil militaire est un outil secondaire. Une insurrection va se contracter au bout de huit, 10 ou 12 ans, parce que tous les joueurs vont finir par accepter un règlement politique à cette situation."

Mais, pour en arriver là, l’armée doit "imposer une certaine forme de sécurité", puis… Lire la suite  (Crédit de ce texte: The Canadian Press).

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