«Ils se sentaient protégés en opérant sur la réserve»

Crime organisé
 
 capture d’écran

Province de Québec, Kahnawake / Trafic de drogue et de cigarettes,

Selon l’article, «Crack, coke et cigarettes» du Journal de Montréal. La police a fait le ménage chez des trafiquants de drogue d’une réserve Mohawk.

Le réseau, dirigé par les membres en règle des Hells Angels Salvatore Cazetta (chapitre de Montréal) et Daniel Leclerc (chapitre Nomads, Ontario), écoulait pas moins de 2000 roches de crack par semaine, uniquement dans les rues et ruelles du centre-ville.

Véritable forteresse

«Il n’y a pas d’endroit où ils (les criminels) seront à l’abri», a prévenu l’inspecteur Bernard Lamothe, hier, en conférence de presse. L’entrepôt servait à faire transiter argent et drogue, dit la police. Avec le temps, l’entrepôt était devenu une véritable forteresse, avec ses portes aimantées, ses caméras, ses clôtures hautes de 10 pieds et ses agents de sécurité qui y travaillaient 24 h par jour et 7 jours par semaine.

«Ils se sentaient protégés en opérant sur la réserve», a dit le commandant Yves Miron. Le bunker abritait les entreprises de construction de M. Rice, des magazines et servait d’entrepôt pour des boissons énergétiques,

notamment la boisson Cintron, dans laquelle Salvatore Cazzetta a des implications. L’endroit suscitait la suspicion des habitants de Kahnawake, qui avaient même fait des plaintes à cet effet.

Des marques pour les Hells

«La communauté ne sera pas fâchée de voir cet entrepôt démantelé, dit Kenneth Deer, un consultant en communication habitant la réserve. Les Mohawks de Kahnawake ne veulent pas de trafic chez eux.»

En plus du crack, l’organisation faisait aussi dans la cocaïne, la marijuana, les méthamphétamines et le tabac de contrebande. Les Hells Angels avaient d’ailleurs leurs marques bien à eux: Choppers, Fighters, Import-A, Patriots. La police ignore pour le moment la provenance de tous les stupéfiants.

Saisies

Des «sommes majeures» d’argent ont été saisies, a dit la police, qui en divulguera la teneur aujourd’hui. Des 60 personnes visées par la frappe d’hier, 14 sont toujours recherchées. La police a préféré ne pas les identifier. Trois femmes sont parmi les 46 personnes arrêtées.

Crédit du texte: Marc Pigeon (texte complet ) Le Journal de Montréal 04/06/2009 09h11

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