Évasion: Des prisonniers anglais font de la broderie dans leur cellule

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Évasion: Des prisonniers anglais font de la broderie dans leur cellule
December 4, 2009 «A stitch in time helps mend prisoners’ lives with Fine Cell Work» «The Times (texte et Vidéo anglais)»
«(Texte
français) (Vidéo anglais)»

Angleterre-

Des coussins à petits coeurs roses bonbon, des couvre-lits recouverts de chatons, des oreillers marqués «Love»: faisant fi du qu’en dira-t-on, des centaines de prisonniers anglais brodent dans leur cellule, histoire de s’évader au moins en pensées.

Un groupe d’hommes sont assis autour d’une table, cette scène remarquable qui se joue dans 26 prisons différentes à travers le pays.

 

C’est grâce à la charité de Fine Cell Work, qui utilise l’aiguille comme un moyen d’aider les détenus de longue durée à trouver un sens à leur vie, et même de prendre les premiers pas vers la réhabilitation.

«Ca nous donne un but. Et une fierté»: au printemps dernier, celui qu’on nommera Richard aperçoit une affiche collée sur un mur de sa prison.
 
L’organisation
Finecellwork («travaux artistiques en prison») propose des cours de broderie sur canevas. «Je me suis dit: ça permet de s’occuper», raconte-t-il à l’AFP

Richard repart dans sa cellule avec aiguilles et pelottes de laine, données par l’organisation. Et ce qui n’était qu’une simple curiosité devient une passion: «quand je commençais quelque chose, il fallait que je le finisse». Il brode «deux à trois heures la nuit et trois à quatre heures le jour».

«On s’ennuie tellement en prison et quand on a fini une broderie, on est tellement fier»: Richard se souvient de la réaction des prisonniers-brodeurs quand ils ont appris qu’un de leurs travaux ferait partie de l’exposition sur la courtepointe organisée à partir du 20 mars au prestigieux musée Victoria and Albert de Londres. «On s’est dit: waouh».

Et même les «gros durs» se laissent prendre au jeu, ajoute Richard dans un rire moqueur: «ils ont l’air brut comme ça, mais ils font de la couture très fine»..

«Ca les aide à se percevoir comme créateurs et non plus criminels», raconte le Dr. Mme Katy Emck, occupés à tisser, ils en oublient aussi les mauvais sentiments: «ceux qui participent à FineCellwork ne se battent plus». 

Lettre d’un prisonnier (version traduite en français)  (en anglais sur le site de Finecellwork) 

Source: Cyberpresse The Times 

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