La journaliste danoise "acquittée du meurtre" de 12 poissons (voir émission)

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Lisbeth Koelster avait fait appel, réclamant son acquittement. Les juges de la Cour d'appel de Copenhague l'ont suivie, concluant dans leurs attendus que le test pratiqué «ne relevait pas de la Convention du Conseil de l'Europe sur la protection des animaux soumis à des expériences de laboratoire».

«C'est une grande victoire pour la liberté de travail des journalistes. Je n'ai pas été un bourreau de poissons et je n'ai pas violé les règles de protection des animaux, comme le souligne le jugement», a dit Lisbeth Koelster, de l’émission "Kontant" à la défense des consommateurs à l'AFP. Rapporte Cyberpresse

L'article suivant avait été posté sur ce site le 23 mai 2009

COPENHAGUE— Une journaliste de la télévision publique danoise, DR1, a été traînée en justice pour le meurtre de douze petits poissons d’aquarium et pour avoir ainsi enfreint la loi sur la protection des animaux, a-t-on appris de source judiciaire.

 

Lisbeth Koelster, de l’émission "Kontant" de défense des consommateurs, avait démontré en novembre 2004 qu’un shampooing anti-pelliculaire, Terva, était si toxique qu’il pouvait tuer des poissons.

"J’avais versé un liquide extrêmement dilué (de ce shampooing) dans l’aquarium, et au bout de quatre jours tous les poissons étaient morts, à l’exception d’un seul", a-t-elle expliqué à l’AFP.

Mais un téléspectateur, un vétérinaire, a porté plainte à l’époque contre la journaliste pour avoir fait subir des souffrances inutiles aux poissons et pour violation des lois sur la protection et sur l’expérimentation des animaux.

Le ministère public a décidé après quatre ans de réflexion d’inculper en octobre dernier la tueuse de poissons, estimant que sa méthode brutale n’était pas nécessaire pour prouver la toxicité de ce shampooing.

Le shampooing a été depuis retiré de la vente du marché danois, selon Mme Koelster.

"La loi est la loi et les journalistes doivent s’y plier aussi, et je n’avais nullement l’intention de la violer", a-t-elle affirmé, reconnaissant que la rédaction de l’émission "avait beaucoup réfléchi" avant de donner son feu vert à cette expérience.

Mais "nous avons choisi de la faire, en nous appuyant entre autres sur un rapport indiquant que les poissons n’étaient pas capables de sentir la douleur", a-t-elle souligné.

Le but de cette illustration est "de prouver comment les industriels utilisent dans les cosmétiques des substances nuisibles pour la santé, provoquant allergies et autres maladies graves", selon cette journaliste.

Le procès aura lieu mardi au tribunal correctionnel de Glostrup (ouest de Copenhague), où l’accusée risque, lors du verdict attendu le même jour, deux amendes de 10.000 couronnes chacune (1.340 euros). Selon (AFP) 

T.V Ekstra Bladet (Danois) 

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