Un curé de l'Église catholique dit oui, j'aimerais avoir une femme et des enfants

Actualité – Réflexion, sur la religion –

Le curé Éloi Giard

Un curé de l'Église catholique dit oui, j'aimerais avoir une femme et des enfants

Éloi Giard, fils de cultivateur, est aujourd’hui curé de quatre paroisses: Bedford, Notre-Dame-de-Stanbridge, Philipsburg et St-Armand. L’équivalent de sept en fait, puisque trois autres ont été démembrées et fusionnées à celle de Bedford.

J’ai 47 ans et oui, j’aimerais avoir une femme et des enfants. Mais j’ai donné ma vie au Seigneur… »Celui qui n’a pas souffert, que sait-il ?«, dit la Bible…»

«Et je veux qu’il y ait fécondité», insiste-t-il, faisant allusion à toute l’intensité avec laquelle il souhaite vivre cette religion.

Ordination des hommes mariés

Il s’explique : «Dans l’Église, au Canada, il y a beaucoup de prêtres en faveur de l’ordination des hommes mariés d’âge mûr.»

Éloi Giard ne se dit pas contre. Cela, peut-être, permettrait-il des vocations à ce jour insoupçonnées.

«Mais si j’étais marié et que j’avais deux ou trois petits, la paroisse n’aurait même pas la capacité de me faire vivre», fait-il aussi valoir, donnant à entendre par ailleurs qu’il n’aurait peut-être pas tout le temps voulu pour son Église.

Le vide spirituel devra être comblé

Si les fidèles des dernières générations ont délaissé leur religion, c’est que «le passé de l’Église catholique, au Québec, n’est peut-être pas encore liquidé. Les antiboomers sont très anti-héritage catholique. Ils en ont soupé.»

Dans ce contexte, imagé par le curé Giard, il n’est guère étonnant que l’Église peine à trouver une relève à ses curés.

«La religion a été délaissée, au Québec, parce qu’elle n’a pas été introduite dans la dimension spirituelle, croit-il. On se faisait dire quoi faire, à une certaine époque, au lieu de nous amener en nous-mêmes.»

«Mais les plus jeunes parents n’ont pas connu cette époque qu’on a dite de grande noirceur, et ils se disent: »Qu’est-ce qu’on va transmettre à nos enfants?

«On vit une époque de grand individualisme. À cause de ça, il ne faut pas se surprendre que les messes soient moins fréquentées. On constate le même phénomène aux assemblées municipales, dans les réunions syndicales, dans les salles de concert. Elles sont toutes vides.»

«Les gens courent beaucoup, n’ont pas une minute à eux. C’est notre époque qui veut ça.»

«Moi je leur dis : prends une minute par jour pour t’asseoir. Ferme les yeux devant une bougie ou une croix. Bientôt, tu le feras 15 minutes…» dit-il au Journal de Montréal

Texte complet sur le site du Journal de Montréal via le site Canoë

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