Guadalupe n’a pas de policiers depuis l’enlèvement de la dernière police

Insolite- International – Ciudad Juarez n'a plus de police

Ciudad Juarez , Mexique –  Des hommes armés ont enlevé la dernière policière qui était le seul membre de la police municipale de Guadalupe.

Dans ce village de Ciudad Juarez dans l'État de Chihuahua au nord du Mexique, la jeune femme de 28 ans restée seule en place après la démission ou la mort de ses collègues dans cette région où les cartels de la drogue se livrent une guerre acharnée. 

L'enlèvement a eu lieu Jeudi dernier, un commando d'une dizaine d'hommes a pris d'assaut la maison d'Irma Erika Gandara, incendiant le bâtiment et deux voitures garées en face, avant de repartir avec la jeune femme, a rapporté lundi le ministère public, citant des témoins.

Selon la presse locale, l'armée a envoyé 30 soldats pour patrouiller la zone et d'enquêter sur le crime, rapporte La Primera Plana .

Gandara, célibataire et sans enfants, elle avait l'habitude de patrouiller fusil automatique en main dans les rues de Guadalupe.

Cette localité de 9000 habitants, située à 5 km de la frontière avec l'État américain du Texas et à 60 km de Ciudad Juárez, se trouve en plein cœur de l'une région des plus violentes du Mexique, dans une zone utilisée par les trafiquants de drogue pour la contrebande de drogues vers les États-Unis, où plus de 3100 personnes ont été assassinées cette année.

Dans l'ensemble du pays, plus de 30 200 personnes ont été tuées dans des règlements de compte entre cartels ou leurs affrontements avec les forces de l'ordre depuis l'arrivée au pouvoir du président Felipe Calderón et a ordonné à l'armée de s'impliquer dans la poursuite des ententes.

Durant cette période, le Conseil citoyen de sécurité publique, organisation civile mexicaine, a également recensé 5300 rapts.

«Le nombre d'enlèvements au Mexique a augmenté de 317 % ces cinq dernières années», a déclaré ces dernières semaines à l'AFP le président de la Commission de sécurité publique à la Chambre fédérale des députés, José Luis Obando.

Dans des milliers de villages mexicains, les policiers municipaux, peu nombreux, peu armés et mal payés, finissent par se mettre au service des trafiquants, a reconnu le gouvernement, qui propose d'unifier ces forces au sein de 32 entités dépendant des gouverneurs de chacun des États du pays.

Source: (espagnol AFP  La Primera Plana)  (françaisCanoë)

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