Pornographie juvénile
Jean-François Harrisson «C’est une superstar. Des superstars qui utilisent l’aide juridique ? Voyons donc !»
Un ami à la rescousse
Les parties ont finalement réussi, tant bien que mal, à fixer l’enquête sur remise en liberté du comédien au 1er février. Mais les rebondissements n’étaient pas prêts de s’arrêter là. Tout juste avant que Harrisson retourne en cellule, un homme assis au premier rang dans la salle d’audience s’est levé d’un bond en interpellant le juge Cadieux.
«Excusez-moi, monsieur le juge. Je dois 1000$ à Jean-François Harrisson et je voudrais lui donner. C’est pour m’assurer que mon ami ait assez d’argent pour pouvoir se défendre», a-t-il dit en brandissant un rouleau de billets de banque dans les airs.
«Assoyez-vous, monsieur ! Ce n’est pas le moment pour faire ça !», lui a répliqué le juge, dont la patience approchait dangereusement ses limites, pendant que les constables spéciaux ordonnaient à l’homme de se taire.
«Comme une panthère noire»
Rencontré au sortir de la salle, l’individu en question s’est identifié comme étant Clermont Jolicoeur du groupe Béluga. Il explique avoir rencontré Harrisson vers 1995 alors qu’ils étudiaient tous deux à l’École nationale de théâtre. Il se dit comédien et membre d’un groupe de musique appelé Béluga.
Questionné par les nombreux journalistes sur place, M. Jolicoeur a tenu un discours tout aussi surréaliste que celui de son copain, qui fait selon lui très bonne figure devant le tribunal depuis sa mise en accusation.
«Ce qu’il dit est très pertinent, a-t-il soutenu […] Le connaissant, je trouve qu’il se défend très bien. Comme une panthère noire.»
M. Jolicoeur, qui a effectivement tenu des rôles dans des émissions comme «Watatatow» et «4 et demi», s’est par ailleurs montré indigné lorsqu’on lui a suggéré que Harrisson pourrait faire appel à un avocat de l’aide juridique pour le représenter : «C’est une superstar. Des superstars qui utilisent l’aide juridique ? Voyons donc !» L’individu a conclu son allocution en réitérant sa confiance envers son ami. «Tout ce qu’il veut, c’est sortir de là. C’est quelqu’un d’important pour moi.»
Jean-François Harrisson a été arrêté en mars 2009. Il est soupçonné d’avoir échangé plusieurs centaines de photos de pornographie juvénile avec un citoyen américain.
Tiré de l'article Pornographie juvénile – Jean-François Harrisson en prison pour le week-end Canoë infos
