Le gouvernement Japonais envisage d’interdire la plantation de riz

Interdiction de la plantation de riz dans les zones de radiation

Le gouvernement Japonais envisage d'interdire la plantation de rizLe gouvernement envisage d'interdire la plantation de riz dans les domaines où la concentration de césium radioactif dépasse 5.000 becquerels par kilogramme de sol.

Le Secrétaire général du gouvernement Yukio Edano a déclaré vendredi que les nouvelles interdictions s'appliquent à des zones au-delà de la zone d'exclusion 30 km autour de la centrale nucléaire n ° 1 Fukushima. La production de riz dans la zone de 30 km est déjà effectivement interdit a rapporté dimanche le journal Asahi.

Une analyse par le ministère de l'Agriculture, des Forêts et de la Pêche a constaté que 10 pour cent du césium dans le sol est absorbé par le riz au moment de la récolte.

Une première au Japon

La norme de sécurité pour le césium dans le riz est un maximum de 500 becquerels par kg de riz, de sorte que le ministère a décidé que la norme correspondante pour les sols devraient être 5.000 becquerels par kilogramme de sol.

Le Premier ministre Naoto Kan dit que la question de l'interdiction aux agriculteurs dans les zones désignées à l'aide des pouvoirs spéciaux conférés par une loi de gestion des catastrophes nucléaires. Ce sera la première fois de telles interdictions ont été imposées.

Tokyo Electric Power Co. (TEPCO) et le gouvernement va indemniser les agriculteurs pour le préjudice financier subi à la suite de cette catastrophe.

Des études

Mercredi, le gouvernement de la préfecture de Fukushima a annoncé les résultats des études de sol à 70 endroits sur les terres agricoles, y compris les champs de riz, dans la préfecture.

La concentration de césium radioactif dépassait 5.000 becquerels dans seulement deux des champs de riz, tous deux situés dans le village de Iitate.

Le gouvernement de la préfecture devrait annoncer les résultats d'enquêtes complémentaires mardi.

Huit autres gouvernements préfectoraux également ont annoncé les résultats d'enquêtes similaires dans la nuit de vendredi. On n'a pas signalé de la radioactivité maximale de 5000 becquerels dans l'une des terres agricoles inspectés.

Les huit préfectures de Miyagi, Yamagata, Ibaraki, Tochigi, Gunma, Saitama, Chiba et Kanagawa.

Le ministère de l'Agriculture, des Forêts et des Pêches utilisera les résultats de l'enquête comme base de discussions avec les gouvernements préfectoraux sur les interdictions de plantation, puis sélectionnez les zones à être interdites.

Les études des sols n'ont pas été effectuées dans les 30 km de la centrale nucléaire parce que ces zones sont actuellement hors-limites.  "La culture du riz lui-même est impossible dans ces domaines», a déclaré un responsable du ministère.

Le ministère de l'Agriculture envisage la possibilité d'imposer une interdiction uniforme sur la culture du riz sur toute la zone de 30 km.

Un risque continu de substances radioactives

Avec la crise nucléaire à la centrale de Fukushima encore en suspens, il y a un risque continu de substances radioactives qui tombent sur les terres agricoles et des produits. Ces enquêtes du sol continueront d'être menées sur les champs de riz qui ne sont pas couverts par les interdictions.

Le riz sera également inspecté au moment de la récolte. Si les chiffres de césium devraient dépasser les normes de sécurité, les agriculteurs seront informés de ne pas expédier leur riz.

La demi-vie du césium est de 30 ans, donc le problème est susceptible de persister. Le ministère de l'agriculture sera à voir si le remplacement des sols dans les terres agricoles interdites est une option réalisable ou si d'autres cultures qui absorbent moins de substances radioactives que le riz peut être autorisé.

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