«Les blessures sont encore très présentes», raconte Louise De Sousa la mère d'Anastasia qui a été la proie de Kimveer Gill, lors de la fusillade au Collège Dawson à Montréal le13 septembre 2006, Mme De Sousa a l'impression que le drame vient de survenir.
«La vie familiale a beaucoup changé. Il y a un énorme trou vide à la maison»
«Parfois, j'oublie que j'ai perdu un enfant, raconte-t-elle. Il m'arrive encore de réserver une table pour cinq personnes au lieu de quatre», raconte-t-elle.
«Ma fille dînait à la cafétéria, comme bien d'autres jeunes. Jamais tu peux t'imaginer que quelqu'un va entrer et tirer sur elle. C'est un scénario inimaginable», souffle-t-elle.
«Parfois, je me dis que je n'aurais jamais dû la réveiller ce matin-là…», ajoute Mme De Sousa.
Même sentiment de vide pour Natalya Hevey, la tante d'Anastasia, qui va se recueillir sur la tombe de sa nièce chaque mois.
«Chaque 13 du mois, à 12 h 41, heure de la tuerie, je dois être au cimetière», confie-t-elle, indiquant que c'est un besoin très ancré en elle. suite au Journal de Montréal
Image wikipédia: Deux jours après, au collège Dawson des gens déposent des fleurs en mémoire des victimes
