Une Saoudienne condamnée à dix coups de fouet pour avoir conduit une voiture

Discrimination contre les femmes –

Une Saoudienne condamnée à dix coups de fouet pour avoir conduit une voitureC'est vraiment révoltant de voir le sort réservé aux femmes en Arabie Saoudite.

Voici un exemple publié hier par l'AFP sur son site, une Saoudienne a été condamnée à dix coups de fouet pour avoir bravé l'interdiction faite aux femmes de conduire dans le royaume ultraconservateur saoudien, a affirmé mardi une militante, tandis qu'une autre femme a été arrêtée pour le même motif.

Sheima Jastaniah a été condamnée lundi par un tribunal de Jeddah, ville où elle avait été arrêtée en juillet alors qu'elle se trouvait au volant d'une voiture, a annoncé une militante sous couvert d'anonymat.

Selon cette source, Sheima Jastaniah "a refusé de parler aux médias de son procès (…) et nous avons été choqués d'apprendre hier (lundi) qu'elle avait été condamnée à dix coups de fouet".

Cette condamnation intervient au lendemain de l'annonce historique faite par le roi Abdallah d'Arabie saoudite de l'octroi aux femmes du droit de vote et d'éligibilité aux élections municipales et leur entrée au Majlis al-Choura, un conseil consultatif dont les membres sont désignés.

Amnesty International a condamné cette sentence, affirmant qu'elle illustrait "l'ampleur des discriminations contre les femmes", selon un communiqué de son directeur adjoint pour le Moyen-Orient et l'Afrique du nord Philip Luther.

"Dans toutes les circonstances, fouetter une personne est une punition cruelle", a déploré l'organisation. "Autoriser la femme à voter aux municipales et être membre du Conseil consultatif est important, mais si elle doit encore être fouettée pour avoir exercé son droit à la liberté de mouvement les réformes annoncées en grandes pompes par le roi perdent de leur valeur", a dit le communiqué.

Par ailleurs, la militante des droits des femmes Madiha al-Ajroush a été brièvement détenue mardi à Ryad après avoir été interpellée en train de conduire en compagnie d'une journaliste indépendante française qui réalise un documentaire sur les femmes.

La journaliste a déclaré qu'elle avait été relâchée après l'intervention du consulat français. Madiha al-Ajroush a été remise en liberté peu après, selon des informations diffusées sur le compte Twitter de la campagne Women2Drive.

Selon Women2Drive, la police a réclamé qu'un homme de sa famille signe une déclaration selon laquelle la contrevenante s'engageait à ne pas conduire, mais faute de pouvoir joindre l'un d'entre eux, elle a signé elle-même le document et a pu s'en aller.

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