Guy Turcotte est «une bombe» qui peut encore éclater dit son ex-conjointe

La Commission d'examen des troubles mentaux ne tiendra pas compte de la lettre émouvante d'Isabelle Gaston?

Guy Turcotte est «une bombe» qui peut encore éclater dit son ex-conjointe
La mère Olivier et Anne-sophie se vide le coeur dans une lettre à la Commission d'examen des troubles mentaux, dont Le Journal de Montréal a obtenu copie

Isabelle Gaston a imploré la Commission d'examen des troubles mentaux de maintenir son ex-conjoint, Guy Turcotte, en détention à l'institut Pinel, car elle craint pour sa vie et le reste de la société.

Le président de ce tribunal administratif a cependant interrompue Mme Gaston dans son plaidoyer, estimant qu'elle ne pouvait «refaire le procès» de l'ancien cardiologue.

Coupable de son malheur

«Si aujourd'hui, je suis encore la coupable de son malheur, sera-t-il en mesure de contenir sa frustration? Comment puis-je savoir que sa destruction à mon égard est complétée?»

«Je vous supplie de vous assurer que monsieur n'est plus une menace pour moi, écrit-t-elle dans sa lettre aux commissaires, dont Le Journal de Montréal a obtenu copie. J'ai suffisamment payé jusqu'à maintenant. J'ai encore peur pour moi et le reste de la société. Je veux vivre ma vie en étant en sécurité.»

«Il voulait me punir»

«Nous devions tous être parfaits. Notre milieu familial ne devait laisser transparaître aucune faille. Monsieur devenait très frustré si les enfants étaient turbulents. (…) Il perdait facilement patience. Il n'y avait pas de place pour la contestation ou le marchandage au risque de faire fâcher monsieur. (…) Il tolère mal la critique. Son regard change lorsqu'il contient sa frustration.»

«Ma conviction profonde, qui persistera jusqu'au dernier souffle de ma vie, est la suivante : les gestes ont été posés parce que monsieur a été incapable de contenir sa frustration et qu'il voulait me punir.»

«Olivier et Anne-sophie étaient heureux et acceptaient leur nouvelle vie. Nous avons osé aimer une autre personne, ce qui a causé chez monsieur Turcotte l'impression qu'il était moins bon, moins aimable. Soudain, l'image parfaite que monsieur voulait que les autres aient de lui volait en éclat. Il perdait le contrôle qu'il nous imposait tous, depuis toujours. Cette atteinte à son narcissisme nous a été fatale.»

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