
* Fin du 5e Forum mondial de l’eau à Istanboul * L’accès à l’eau potable n’est pas un droit humain fondamental
*Le temps de « l’eau facile » est révolu. Le message a traversé les débats du 5e Forum mondial de l’eau, qui s’est achevé à Istanbul sur une déclaration politique jugée par nombre de participants fade et inadaptée à l’urgence : modifier la consommation de l’eau, en particulier dans l’agriculture, lutter contre la pollution des cours d’eau et des nappes phréatiques et collecter et traiter les eaux usées.
Pendant une semaine plus de 25 000 personnes ont débattu des moyens de protéger et de préserver cette ressource, sous la double pression de la croissance démographique (9 milliards d’humains en 2050 contre 6,5 milliards aujourd’hui) et du réchauffement climatique.
Rappelons qu’un milliard d’êtres humains n’ont pas accès à l’eau potable et que 2,5 milliards ne profitent pas d’un système sanitaire décent. Environ 80 % des maladies des pays en développement (diarrhées, choléra…) sont liées à l’eau tandis qu’au Québec, nous consommons 335 litres d’eau potable chaque jour!
« Il est choquant de voir que, pour la première cause de mortalité dans le monde, il n’y a pas plus de mobilisation politique », regrette la secrétaire d’État française à l’Écologie, Chantal Jouanno.«Extrait de AFP»
L’or bleu excite la convoitise des financiers
Un extrait de Ricardo Petrella, dans son livre Nouvelle conquête de l’or bleu :
La quantité de l’eau ne peut ni diminuer (comme celle du pétrole, du gaz ou des minerais, ressources non renouvelables) ni augmenter, comme la production agricole, grâce à des gains de productivité. C’est donc un volume en constant recyclage, mais fini - au sens mathématique du terme - et, de surcroît, dégradé par les pollutions, qui fait l’objet d’une demande en croissance permanente.
D’où la nécessité d’arbitrages entre utilisateurs actuels et potentiels, et parfois entre communautés ou États inégalement dotés. Avec cette contrainte supplémentaire que, comme l’air, l’eau est indispensable à la vie. Ce bien rare doit-il être soumis à l’hégémonie des marchés ou traité comme un patrimoine commun de l’humanité?
L’or bleu excite la convoitise des financiers, qui y voient une source de profits potentiellement illimités, à l’abri des aléas de la « nouvelle économie ». À cet accaparement, déjà largement réalisé dans de nombreux pays, doit s’opposer une logique de rappropriation publique et démocratique. En premier lieu pour donner au milliard d’êtres humains qui en sont privés l’accès de plein droit à cette ressource vitale.
«Un extrait de Ricardo Petrella, dans son livre Nouvelle conquête de l’or bleu» «proposé par Claude Lacaille du Centre Biblique de Montréal»
Une version biblique de l’eau
À Lire: Commentaire Biblique de Claude Lacaille du Centre Biblique de Montréal
Mouillons-nous pour sauver l’eau du désastre
Autre lien pertinent
A tous les amis de l’Eau
l’Institut Européen de Recherche sur la Politique de l’Eau travaille notamment en faveur de la reconnaissance du droit à l’eau comme droit humain et de la considération de l’eau comme un bien commun, public.
l’institut lutte aussi pour que les citoyens puissent participer toujours plus efficacement à la gestion du cycle de l’eau, enjeu crucial de ce XXIème siècle.
Site Web de l’Institut Européen de Recherche sur la Politique de l’Eau
C’était en août 2002
Riccardo Petrella, en entrevue au Devoir - Après l’or noir, l’or bleu
Mercredi 14 janvier 2009
Vidéo Ricardo Petrella: «La faillite du système économique est une occasion d’affaires»
Invitation à prendre connaissance des propos Ricardo Petrella, économiste et politologue à l’Université Suisse Italienne en Suisse et auteur du Manifeste de l’eau pour le 21e siècle, qui se prononce sur la nécessité de réinventer notre système économique. Publié par Jean-Sébastien Trudel